je vous poste ça en disant que c'est shonen ai mais il n'y a vraiment que du sous entendue ^^; enfin bon on ne sais jamais
Mon ange gardien
« _tu m’aime
_oui je t’aime
_promets-moi de m’aimer jusqu’à ton dernier souffle
_je te le promets »
Chapitre 1
Kyo resta un long moment assis en tailleur sur son lit, pensif. Depuis deux jour il se sentait étrangement en paix. Il aurait cru pleurer toutes les larmes de son corps mais en réalité il n’en avait pas encore versé une seule. Peut être qu’au fond de lui il était sûr qu’un jour ça arriverait.
Les images lugubres défilaient encore dans sa tête, revivant à l’infini ce sombre passage de sa vie.
Le corps complètement inerte, le froid qui l’avait envahit jusqu’à la moelle même de ses os… les larmes qui refusaient de couler, peut être était-il un monstre après tout.
Kaito avait pourtant tout été pour lui, son ami, son amant, sa famille… il c’était désespérément accroché à lui comme un homme à la mer avec une bouée de sauvetage comme seule issue. Mais a présent il était trop tard. Ce jour là il était sortit acheter de quoi manger et remplir le frigo, quand a son retour il avait vu les ambulances et les voitures de polices afflués vers son domicile, son cœur n’avait fait qu’un bond dans sa poitrine. Il avait monter le plus vite possible les marches de l’escalier en colimaçon qui menait a leur appartement, le 304…
Encore a présent, les chiffres au couteau sur la porte restaient gravés dans son esprit. Il l’avait trouvé raide et pâle, étendue en travers du lit. Cette fois-ci la dose avait été trop forte et l’avait finalement emporté loin de lui. Les larmes qui jusque là avaient refusé de couler se mirent soudainement a se déversées, les une après les autres…tout était perdu d’avance en fin de compte…
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Après une semaine d’absence le petit blond repris sa place au fond de la class, près de la fenêtre et du radiateur. Au cours de toute sa scolarité entre les maladies et les cours où il ne venait pas intentionnellement personne ne c’était rendu compte de cette absence prolongée.
La mort de Kaito, elle, causait de grandes agitations et de bruits de couloirs. La nouvelle attention qu’il lui portait donnait a kyo l’envi de vomir.
Les élèves ressemblaient tous a des vautours en quête d’informations qui leurs semblaient cruciales. Il posa ses yeux sur un élève seul, comme lui, puis regarda de nouveau par la fenêtre. Tout le laissait indifférent, lorsqu’il se levait le matin, il avait l’impression d’être une coquille vide qui tentait de vivre tel un parasite…
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Il avait acheté un paquet d’onigiri qu’il mangeait assis sur le rebord du trottoir sal. La pluie tombait à grosses gouttes et l’orage grondait, plus menaçant que jamais. Avec un morceau de riz collé a sa lèvre il ressemblait a un enfant seul et perdu.
Il remarqua enfin les jambes qui lui faisaient face, transit et tremblant, il leva ses yeux mouillés vers l’intrus qui se délectait de sa misère et de sa tristesse.
L’élève de la veille lui faisait face, ses cheveux bruns et trempés gouttaient abondamment sur ses larges épaules et sur son visage. Ses sourcils rejoint en signe d’inquiétude il s’accroupit et remit une mèche peroxydée derrière son oreille.
« _Tu restes tout seul sous la pluie ? tu vas attraper un rhume…
_si possible, j’aimerai bien une pneumonie »
Son regard changea a nouveau d’expression pour affiché des sentiments inexplicables.
« Rentrons… » sans qu’il ait eut le temps de riposté sa main avait agrippé la sienne et il le faisait courir à une cadence effrénée pour ses petites jambes.
Ils s’arrêtèrent enfin devant une balustrade de fer forger noire. L’océan s’étendait a perte de vue et les vagues s’écrasaient impérieusement sur les rochés gris fouettés par l’écume et le vent.
Les mouettes entamaient en poussant des cris aigus. La pluie et la tempête donnaient un aspect sauvage a ce paysage.
« _Tu vois … la vie vaut peut être la peine d’être vécue pour voir ça non ?
_Peut être oui…
_Pour être libre et pour pouvoir être l’écrivain de sa propre histoire… »
Son regard se perdit dans la beauté tumultueuse de la mer houleuse. Peut être bien après tout… Peut être bien que la vie valait quelque chose.
« _Sans kaito…
_Je sais mais ça ira ! »
Ils se turent, la nuit était presque tombée et bientôt ils devraient rebrousser chemin. Bon sang mais qui pouvait bien être ce type ? Un élève ? impossible…
Un adulte? Non plus…Kyo se gratta nerveusement la tête.
« _On rentre… » Il le raccompagna jusque chez lui et s’en alla sans un mot de plus.
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A présent seul, il redevenait sujet a la déprime.
Les draps dans lesquels ils s’étaient étreint kaito et lui, étaient maintenant glacés. Le chauffage n’avait pas été activé et le vent filtrait ainsi que la lumière pas les volets cependant clos.
Des ombres effrayantes se projetaient sur les murs à la peinture bleue, écaillée. Grelottant un long moment il se laissa pourtant bien vite bercé dans les bras de Morphée.
A son réveil, les volets avaient été ouverts et la lumière éclairait la pièce miteuse et lui brûlait les yeux. L’ouragan de la soirée précédente avait dut être si violente que les volets avaient cédé.
Il se leva et regarda le manteau tomber le long de son corps et s’écraser sans un bruit sur le la moquette.
Il reconnut sans peine la veste de l’inconnu de la veille et il le serra contre lui. Un bruit de froissement caractéristique lui apprit que le grand brun fumait.
Sans réfléchir : il fouilla dans les poches sans vraiment savoir ce qu’il cherchait.
A l’issue de ses fouilles minutieuses, il ne trouva qu’un paquet de cigarette a moitié vide et une chaîne avec une tête de loup en argent pour emblème.
Kyo pendit la chaîne devant ses yeux, malgré lui ses yeux chocolat s’embuèrent. Son défunt petit ami portait un pendentif semblable a celui-ci avec une lame de rasoir au bout.
Il écrasa du pouce une nouvelle gouttelette et refoula un sanglot naissant. Il reprit calmement sa respiration et décida de reprendre les cours il fallait qu’il trouve un sens a cette existence : Qu’il continue de croire en la vie.
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