Mike était complètement chamboulé. La personne qui l’avait récupérer l’aida à marcher jusqu’à une petite chambre, ses jambes étant flageolantes. Mike était abattu. Il se laissa tomber au sol, pleurant à chaude larme, sa perruque qui roula sur les tatami et il retira son filet à cheveux. Il tira sur ses mèches châtain foncé et tapais au sol. On lui caressa doucement le dos et lu chuchotait :
_Calme toi petit… chut… tout vas bien…
_Asagi veut me tuer !!! Aidez moi !!! dit-il dans ses sanglots, s’accrochant au kimono de la personne.
Elle se leva soudainement et s’en alla à pas rapide dans le bureau du chef de l’okiya.
_Kayasan ! Désolé de vous déranger mais… Je crois que vous devriez venir…
_Que se passe t-il Sakito ?
_Le jeune Mike est ici… Et… Il a dit qu’Asagi veut le tuer…
Kaya ne resta pas une minute de plus assise et accourut derrière Sakito qui l’emmena jusqu’à la chambrE. Mike était en boule, toujours entrain de pleurer, tremblant de tout son être. Kaya s’assit calmement à côté de lui et dégagea le visage de Mike, caché par ses cheveux. Son maquillage ressemblait à un masque de la peur et de la détresse. Il envoya Sakitot chercher de l’eau et une serviette. Ce qu’il fit vite. Kaya trempa un bout de la serviette et vint doucement et très délicatement essuyer le maquillage de Mike, tout en profitant pour faire disapraitre ses larmes. Après ça, avec tact et confiance, il lui retira son si beau kimono pour lui en mettre un en coton noir sur le dos. Mike, totalement sécoué, n’avait rien vu venir et s’était laissé faire telle une poupée. Il essuyait encore des alrmes persistantes de ses poings et regarda Kaya avec des petits yeux :
_Merci…
_Ce n’est rien… Je ne laisse pas un aussi charmant garçon sans défense… lui mumura Kaya avec un doux sourire. Alors… Dis moi tout… Pourquoi la plus belle maiko de Kyoto est en larmes et en détresse ?
_Asagi… Il veut… Il veut me tuer…
_T4es ^sur de ce que tu avances ?
_Oui !!!
_Ca ne m’étonne pas ! Quel… Je vais me taire… Ne t’inquiètes pas… Ici t’es en sécurité ! On veillera tous sur toi ! Asagi n’aura pas ta peau !
_Pourquoi vous faîtes ça ? Vous ne me connaissez même pas…
_si bien sûr… Tout le monde te connais… Et je suis trop gentil, puis je déteste Asagi… Donc crois moi que je ne le laisserai pas ôter une vie à quelqu’un d’aussi beau que toi et surtout sans défense, pour un simple caprice de jalousie…
_Comment ?
_S’il veut ta mort, c’est qu’il t’envie… tu ne l’avais jamais remarqué ?
_Non… Je savais simplement qu’il me méprisait, mais pas pour ces raisons… Et comment être sûr que je puisse vous faire confiance ?
_A toi découter tes instincts… murmura Sakito.
Mike baissa la tête, ses sanglots avait disparut, ainsi que ses larmes. Il ramena ses genoux sous son menton et regardait ses pieds qui saignaient ; il avait marché sur des morceaux de verre dans sa fuite. Kaya rapprocha la bassine d’eau près de lui, attrapa ses pieds et les plongea dedans. Le sang teintait l’eau de rouge si vite… Puis soudain, on entendit des plaintes de plaisir venir d’une autre chambre. Mike releva la tête et dévisagea les deux jeunes hommes présents. Ils étaient impassibles, et leur obi fermés sur le devant qui retombait avec grâce. Mike laissa sa bouche s’entrouvrir, venant de comprendre. Il balbutia :
_vous… Vous êtes des…
_Oui. On est des prostitués ! Tu peux le dire… Ca ne nous blesse pas… Nous avons l’habitudes… lui dit Kaya.
_Et moi ? Je vais devoir…
_On verra… Je ne te le souhaite pas… Je ferai de mon mieux pour pas t’amener à le faire même si les revenu de cette okiya ne sont pas énorme… le rassura t-il avec un doux sourire.
Un autre jeune homme arriva dans la chambre, des lèvres uniques, le visage fin, des yeux en amandes parfaites, des cheveux châtain clair qui collaient à son visage en sueur. Il titubait et s’exclama :
_J’arrive même plus à marcher tellement il m’a…
_Ururha !!! cracha Sakito en lui faisant de grands yeux.
Le jeune homme, juste vêtu d’un yukata, amplement ouvert sur son torse fin et blanc, son épaule dénudé, sursauté. Il remit un peu son yukata, mais en vain, elle glissa quand même le long de son épaule sensuelle. Kaya lui expliqua la présence de Mike, comme aux autres geisha de la maison qu’il avait rassemblé dans la pièce. Il finit son rapport par :
_On doit le voir le moins possible se balader aux alentour de l’okiya ! Personne ne doit dire aux gens de l’extérieur qu’il est ici… Et aucuns clients ne l’approche ! C’est clair ?
Tout le monde acquiesça et sortit de la chambre. Seul Sakito resta et déballa d’une armoire, un deuxième futon qu’il étala au sol, pas trop loin du sien pour Mike.
_Allonge toi et repose toi… lui dit-il assez sèchement.
Mike hésita, un peu tremblant. Il regardait le jeune homme défaire son obi dans des gestes ferme et pressé, puis le lança dans un coin de la pièce. Son kimono traînait maintenant au sol, pouvant tout balayer sur son passage. Il le retira aussi, laissant la soie de moyenne qualité glisser le long de son corps. Il était nu, sans pudeur et vint doucement se glisser dans le lit. Il jeta un regard assez froid à Mike qui détourna aussitôt le sien. Il avait un visage tout aussi fins que les autres, le regard peut-être un peu plus hautain. Il dégageait aussi de ses yeux, une certaine timidité. Il parlait très peu de sa voix grave et suave, des lèvres un poils pulpeux, bien closes, puis ses sourcils épilé et orienter de façon sévère au-dessus de ses yeux noirs. Mike le regarda un long moment dormir, si calme. Il l’enviait. Il aurait aimé ce soir là, dormir d’un sommeil aussi profond que le sien, mais non. Il était beaucoup trop traumatisé, même si au fond de lui, il savait que un jour ou l’autre, cela aurait finis ainsi. Les jours qui suivirent à son arrivé dans cette maison des plaisirs, les autres geisha s’occupèrent de lui comme s’il avait été sous leur toit depuis toujours. Il leur était très reconnaissant. Il n’était pas sortit une seule foi, restant isolé un temps dans la chambre de Sakito, un autre dans celle d’Uruha, mais il restait la plus part du temps, dans le bureau de Kaya. Puis, pour ne pas paraître trop parasite, il se donnait au tâche ménagère de l’okiya. Il nettoyait les sol, le matins avant l’arrivé des clients des geisha, aidait certaine à en maquiller, même si pour leur travail, cela était beaucoup moins important et beaucoup moins raffiné. Il leur ramenait leur tenue, allait les laver, les sécher, etc.
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